La plume des poètes connus ou méconnus
on 24 novembre 2014 Littérature and Mots-clés : with 0 comments

Poésie au coin du feu…

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Des œuvres consacrées à la poésie lyrique, épique, didactique, satirique, etc., parsèmeront cette rubrique artistique.

Quel est notre intérêt de partager avec nos lecteurs/lectrices les courants de pensée littéraire ? Une symbiose des figures de style, de l’harmonie de la prosodie, les rimes. La liberté d’expression, les mots justes qui s’envolent, les idées qui foisonnent et se bousculent derrière le voile obscure. L’art, tout simplement.

Le poète sait émouvoir ses lecteurs et toucher leur sensibilité. A travers ses écrits, cet auteur évoque et suggère des sentiments de gaieté, de désir, de plénitude, de crainte, d’inquiétude. Sa poésie est mêlée de sons, rythmes, harmonies, images, réactions mises en scène avec enthousiasme, exaltation, qui sont exprimées en vers et en prose. Le poète, rêveur, poursuit un idéal parfois chimérique, mais quelle que soit la raison qui le pousse à écrire avec frénésie, sa plume est salvatrice. Les émotions, tourments et bonheurs rencontrés au fil du temps noircissent les pages blanches de son carnet de bord.

L’écrivain en herbe griffonne, efface, rature, réécrit, reformule. Il laisse les mots glisser à flots, inonder son carnet de voyages, son journal intime. Les feuillets s’amoncellent mais il se laisse emporter par son imagination fertile, afin de ne pas oublier les anecdotes et aventures qui jalonnent ses journées.

Quelle est la motivation profonde des auteur(e)s ?

»» Le succès ? Tout le monde n’envisage pas de devenir célèbre ;

»» la détresse ? Une période éprouvante à traverser peut le conduire à s’épancher ;

»» la joie ? Une naissance peut mettre du sel dans son existence.

Le scribe fait fi des railleries dont son contenu rédigé est la cible. Qui d’ailleurs se le permettrait ? Le néophyte qui rêve de retracer ses mémoires sans en trouver la quintessence, ou celui qui fait chou blanc devant son exposé ? L’érudit ? Que nenni !

Comme par miracle l’inspiration en hibernation de notre poète semble se libérer. Elle ressurgit à la suite d’un mot prononcé, d’une fragrance humée, d’une nuance aperçue, d’une musique entendue.

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Croquis de janvier

« Tout est dur, clair, sans voix, et mort ;
L’hiver est fermé comme un livre.
On dirait que la vie a tort
De vouloir encor vivre.
Le fleuve est pris ; le ciel si bas
Pèse sur les étendues blanches…
Un oiseau pourtant chantera
En avril, dans les branches. »

Guy-Charles Cros (1879-1956)

Il est le fils de Charles Cros, inventeur du phonographe.
Héritier de la poésie fantaisiste de son père, il est l’auteur des recueils Les Fêtes quotidiennes, Avec des mots.

Le poème précité est parfois attribué par erreur à son père, mais c’est volontairement qu’il a laissé l’ombre paternelle éclipser son œuvre poétique.

Orthographe

« Encor » ainsi écrit ne constitue pas une faute orthographique. En poésie, il s’agit simplement d’une variante de « encore ».

Le vent

« Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre,
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs,
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes,
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies. (…) »

Emile Adolphe Gustave Verhaeren

Né en 1855, ce poète est belge flamand, d’expression française. Ses poèmes sont influencés par le symbolisme. Sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme.

En 1879, il publia les premiers articles de son cru dans les revues d’étudiants.

Définitions

Le terme « lyrisme » est dérivé de la lyre, instrument de musique à cordes.

Le « symbolisme » est un mouvement littéraire et artistique apparu en France et en Belgique à la fin du XIXe siècle.